Lettre (J.N. Darby, sans date) : Réception sur témoignage ? (II)
... Quant à la deuxième question* : Le principe du rassemblement est l'unité du corps, de telle sorte qu'une personne connue comme chrétienne est libre d'y venir ; seulement celui qui l'introduit doit avoir la confiance de l'assemblée quant à sa compétence à juger de la personne qu'il introduit. À Londres et ailleurs, le nom de celui qui introduit cette personne est annoncé ; ou, si plusieurs la connaissent, le fait est mentionné et ils sont responsables.
Le relâchement prédomine tellement à présent parmi les dénominations qu'un plus grand soin est nécessaire mais je maintiens que chaque chrétien reconnu a le même titre que moi-même, et je rejette totalement l'idée d'être membre d'une assemblée. Mais je n'accepte pas de me plier à la fantaisie d'une personne. Il se peut que ceux qui viennent aient péché ou aient marché dans le désordre ; et quelqu'un qui rompt le pain est de ce fait sujet à la discipline de la maison de Dieu, si c'est nécessaire, exactement comme s'il avait été constamment là.
Je n'accepte pas non plus qu'ils posent une condition quelconque comme celle d'être libres d'aller n'importe où : l'assemblée doit suivre la parole de Dieu et ne peut se lier elle-même par aucune condition. Je n'en n'impose non plus aucune ; parce que, de même que l'assemblée est liée par la Parole et ne peut en accepter aucune, de même l'individu est sujet à la discipline de l'assemblée selon la Parole.
Je n'ai jamais changé d'avis du tout. La pratique est plus difficile à cause du relâchement croissant dans la doctrine et dans la pratique tout autour de nous.
Mais si une assemblée refusait quelqu'un connu comme chrétien et sans reproche, parce qu'il n'est pas de l'assemblée, je ne m'y rendrais pas. Je ne reconnais aucune autre qualité de membre, sinon celle de membre de Christ. Une assemblée composée en tant que telle de ses membres est immédiatement une secte.
Mais la personne qui en amène une autre est responsable envers l'assemblée et doit le mentionner ; car c'est l'assemblée qui, finalement, est responsable, bien qu'en l'espèce elle puisse se fier à la personne qui en introduit une autre. S'il s'agissait ** d'un jeune chrétien ou de quelqu'un de peu de maturité et faible dans la foi, j'aimerais savoir quelle raison valable existe, avant de lui permettre de rompre le pain, sur le même principe que dans tous les autres cas.
Sincèrement vôtre dans le Seigneur.