Résumé

L'objectif de ce résumé est d'offrir un accès clair et authentique aux réflexions de J.N. Darby, W. Kelly et F.B. Hole telles qu'elles sont exprimées dans leurs articles. Pour y parvenir, chaque pensée exprimée dans les articles a d'abord été identifiée et extraite. Les pensées identiques ou très similaires ont ensuite été regroupées. Le résultat est une liste simple et structurée des réflexions contenues dans ces écrits..

Les citations originales sont intégrées sous forme de liens placés à la fin de chaque pensée. Lorsqu'on survole ces liens avec la souris, la citation s'affiche, et un clic redirige le lecteur vers l'emplacement précis du document où elle apparaît. Cela permet de replacer chaque pensée dans son contexte plus large, un aspect essentiel pour éviter tout risque de citation biaisée. Par ailleurs, les ajouts succincts destinés à clarifier le texte sont signalés par des crochets carrés.

Encore un rappel à l'avance : En lisant des articles de frères appréciés il s'agit toujours d'observer 1 Thes 5,2 : Est-ce que ce que le frère dit est l'enseignement de la Parole ou sa pensée personnelle ? Se baser sur des pensées d'hommes déshonore le Seigneur et nous amène immédiatement au sectarisme. Par exemple, âgé de 73 ans, le frère très apprécié J.N. Darby écrit une lettre depuis le Canada – et ajouté après sa signature encore ce postscriptum :

« Je ne limite pas du tout la discipline à la Table [du Seigneur]; lorsque des personnes adoptent délibérément le principe large, je n'ai plus rien à leur dire sur les choses divines, où que ce soit - je ne pourrais pas prier à table avec eux, et je suis bien sûr blâmé pour exclusivisme. ».

Certains chrétiens se sont basés sur cette pensée personnelle d'une lettre de J.N. Darby pour développer un enseignement qu'on ne peut pas manger ensemble à table avec d'autres croyants en dehors du cercle de communion ! Pour eux, tous à part eux-mêmes ont « adopté délibérément le principe large », car tous auraient à l'un ou l'autre moment historique pas accepté une « décision d'assemblée » (commençant par 1881 Kelly, ensuite Grant, Stuart, etc). Ils croient donc être le seul témoignage collectif qui aurait gardé l'unité de l'Esprit. La réalité, c'est qu'ils sont devenus une grave secte (PBCC). Soyons donc prudent à ne pas prendre une pensée personnelle d'un frère comme si c'était la Parole de Dieu – le frère ne l'aurait jamais voulu !

En somme, ce résumé a pour but de représenter simplement les pensées de ces frères, afin de les examiner à la lumière de la Parole. Il ne contient pas nécessairement les pensées de l'auteur du résumé, mais vise uniquement à refléter fidèlement celles exprimées dans les écrits originaux. Pour toute suggestion concrète d'amélioration, n'hésitez pas à me contacter directement au +41 78 875 3711.

Thèmes et structure du résumé de articles de JND, WK, FBH

1. Garder l'unité de l'Esprit

1.1 Ce qu'est l'unité de l'Esprit

L'unité de l'Esprit est l'unité créée par l'Esprit Saint, une unité qui comprend tous les membres du corps de Christ (excepté ceux qu'une discipline conforme à la Parole nous oblige à rejeter, voir 2.)123 [c.à.d. des cas dans lesquels la Parole nous enseigne expressément de ne pas avoir communion avec une telle personne].

Aussi sûrement qu'un seul Esprit a été envoyé, ainsi il n'y a qu'un seul corps sur la terre : L'unité du corps en est donc un résultat et ainsi l'unité de l'Esprit suppose et inclut celle du corps 4 .

Elle est appelée l'unité « de l'Esprit » (et non pas « du corps »), car l'expression met en avant l'Esprit Saint qui en est le réalisateur, l'agent divin qui porte l'intérêt le plus profond à sa réalisation, pour la gloire de Christ 5 6. Mais on ne peut pas s'imaginer la garder et oublier un seul instant, en principe ou en pratique, l'unité du corps 7.

  • Pas une unité de pensées ou d'actes 8. Elle embrasse les plus intelligents et les plus simples enfants de Dieu 9.
  • Pas une unité de l'état de nos âmes (sentiments), mais le fait permanent que Dieu a établi une unité par la présence de son Esprit 10.

L'unité de l'Esprit est alors un fait subsistant pour la foi qui n'est pas à faire, mais à garder 11.

1.2 Garder l'unité de l'Esprit – le sens primaire

Ceux qui ont son Esprit sont de ce fait constitués membres et ils sont responsables d'agir en conséquence : Marcher dans cette unité-là, manifester cette unité à l'exclusion de toutes les autres [c.à.d. sans créer des cercles de communion plus larges ou étroits que l'unité créée et réalisée par l'Esprit] 12 13 14 15.

Garder l'unité de l'Esprit, c'est donc reconnaître le seul Esprit et le seul corps et recevoir ainsi au nom du Seigneur tout membre du corps connu comme étant pieux 16 17 18 19 20. Le fait d'être membre du corps de Christ, attesté par une vie de piété, est la base suffisante et seule juste de demande de réception 21 22.

  • La question de la réception est donc souvent mal posée : Nous ne recevons pas une personne au milieu de nous pour prendre la cène avec nous, mais l'Assemblée reconnaît simplement que le Seigneur a déjà reçu cette personne 23 24.
  • Quand une personne n'est pas connue, on demandera alors un témoignage suffisant sur sa vie de piété – comme Ananias ou Barnabas ont pu le donner au sujet de Saul 25. Celui (ou ceux) qui donne le témoignage est responsable envers l'assemblée - qui reçoit la personne sur ce témoignage 26 27 28.
  • Il ne s'agit plus de délibération pour les recevoir, une fois que leur christianisme est constaté, sans en excepter la sainteté et la vérité 29. Aucune question n'est soulevée quant à savoir si tous peuvent être d'accord avec toutes ses pensées et actions (tant qu'elles ne défient pas la vérité, bien sûr) 30.
  • Ainsi aussi, W. Kelly rappelle que de nombreux frères qui ne discernaient que faiblement même l'Évangile du salut ont pourtant trouvé dans le nom de Christ un « passeport immédiat pour participer à la cène » 31 32 33 .

1.3 Garder l'unité de l'Esprit – le sens secondaire, déduit

Du sens primaire et scripturaire (ci-dessus) a été déduit à juste titre une application secondaire, ecclésiastique : Respecter des actes d'assemblées (à moins qu'ils ne soient évidemment contraire à l'Écriture), tels que des cas de discipline ou autres, pour prévenir indépendance et confusion 34.

  • Aussi, on devrait s'informer s'il y a des croyants dans une ville qui se rassemblent déjà au nom de Jésus – et non pas les ignorer 35.
  • En retour, on peut aussi demander des preuves s'ils se réunissent encore sur le 'terrain' de l'unité en recevant tout croyant pieux 36 37.

1.4 Garder l'unité de l'Esprit - dans la ruine : Garder l'unité parmi « nous » ?

Quand le témoignage collectif a échoué, Dieu s'adresse toujours à la fidélité individuelle : Il n'accorde pas un statut corporatif renouvelé ou particulier à des groupes d'individus, aussi éclairés qu'ils puissent être38 39. Bien que nous soyons alors (que) des d'individus, nous sommes responsables d'être gouverné par la vérité de l'assemblée 40. Et ainsi la ruine ne nous enfermera pas dans l'individualité, mais nous poursuivrons justice, foi, amour et paix avec tous ceux [c.à.d. avec tous les autres croyants individuels] qui invoquent le Seigneur d'un cœur pur 41.

  • Restreindre la fraction du pain au petit nombre des « nôtres », refusant les « nombreux » (1 Cor 10,17) serait de fait nier le seul corps, tous ceux que Christ accueille 42, l'association que Dieu forma à l'origine 43. J.N. Darby ne se rendrait pas dans une « assemblée » qui agirait ainsi, car il la considère être « immédiatement une secte » 44.
  • Cela fait longtemps, que Satan s'est efforcé de falsifier le témoignage de Christ parmi ceux qui professent être réunis à son Nom : Une de ses ruses a été de compromettre la grâce et la vérité de reconnaître librement les membres du corps de Christ – et cela sous prétexte de lumière et de justice 45.

1.5 Condition pour garder l'unité de l'Esprit : Jugement du mal et discipline

S'il s'agit, d'une part, de recevoir tout croyant pieux pour garder l'unité de l'Esprit, il faut examiner d'autre part tout élément étranger qui voudrait s'introduire – et agir en conséquence en évitant ceux qui causent des divisions, rejetant, se tenant à distance des sectaires après une seconde admonestation 46 47, se retirant de ceux qui marchent dans le désordre, reprenant ceux qui pèchent, et – mesure de discipline extrême et finale – ôtant de la communion chrétienne les méchants (dont le mal est démontré) 48 49

Sur ce dernier point, il s'agit donc d'exclure ceux qui sont « méchants », c.à.d. qui sont caractérisés par le péché en tant que personne :

  • pas sains dans la foi quant aux vérités fondamentales concernant Christ (mal doctrinal,et non un manque de connaissance),
  • impies dans leur vie (mal moral)
  • ou qui demeurent indifférents au mal, consciemment associés avec ceux qui portent ce caractère de méchants (à cause d'un mal doctrinal / moral) 50 51 52 53 54 55.

Note : J.N. Darby met en garde qu'il ne faut pas confondre avec un homme sectaire, une personne qui s'est séparée à cause d'une pensée erronée 56 : « Si même un frère s'était séparé d'une assemblée par vraie difficulté de conscience, je le recevrais » - pour chercher l'unité de l'Esprit 57.

W. Kelly ne conteste pas de « déclarer dehors » ceux qui sont déjà partis ayant refusé délibérément toute [!] admonestation de l'assemblée [c.à.d. ils étaient déjà partis pour éviter d'être exclus] 58. Mais il met en garde de ne pas « déclarer dehors » ceux qui n'ont pas l'intention de s'en aller : Cette excommunication simplifiée est selon W. Kelly une « invention » contraire à l'Écriture pour se débarrasser de ceux qui inspirent de l'inquiétude 59.

2. Garder l'unité de l'Esprit: Deux déviations et leurs causes

Le danger de ne pas garder l'unité de l'Esprit a deux directions : Le relâchement large ou le resserrement étroit qui détruit la largeur de l'unité du corps 60 61 62.

2.1 Déviation (1) : Établir une unité plus large que celle de l'Esprit

Cette déviation consiste principalement dans les erreurs suivantes :

  • Recevoir des personnes qui ne sont pas membres du corps 63 64
  • Tolérer avec indifférence un mal véritable (par ex. 1 Cor 5, Gal 5) qui est entré 65 66

Pour éviter l'indifférence et pouvoir marcher en séparation du mal par la discipline, J.N. Darby exprime parfois des pensées personnelles dans ses lettres, sans dire qu'il s'agissait des enseignements explicites de la Parole :

  • Condition de ne pas être mis sous discipline : J.N. Darby n'acceptait pas que l'assemblée se lie elle-même à ne pas exercer la discipline dans le futur : L'assemblée ne doit pas consentir à la condition qu'une personne soit libre d'aller « n'importe où » « à sa convenance et à sa guise » 67 68. L'assemblée doit rester libre de pouvoir exercer la discipline selon la Parole 69 , si cela devenait nécessaire, par exemple s'il s'avérait que la personne ait péché ou marche dans le désordre 70 71.
  • Aller consciemment, régulièrement et systématiquement de « l'un à l'autre »: Aussi, J.N. Darby ne pensait pas que ce soit possible d'être honnête en faisant cela régulièrement et systématiquement une fois qu'on a saisi que l'un est sectaire et l'autre selon la Parole de Dieu 72 73 74. C'est se placer en condescendance envers chacun d'eux.

Note : Les « systèmes » ou « sectes » qui formaient le « camp » desquels ces frères voulaient rester séparés, c'étaient des chrétiens qui « niaient l'unité », entre autres, en ne recevant pas tout croyant pieux (à part d'autres erreurs ecclésiastiques). 75

Note : J.N. Darby s'exprime avec prudence : a) Il dit « je ne pense pas », b) il qualifie de « systématiquement et régulièrement » qui suppose la compréhension de la personne des différences entre « les deux » et son intentionnalité de ne pas se décider selon la Parole de Dieu et c) il limite son jugement à « cet acte » : il dit qu'il n'accepterait pas la condition, il ne dit pas comment agir envers la personne.

Note : Pour W. Kelly aussi, aller volontairement de « l'un ou l'autre » était faux, mais cela n'était pas un raison pour refuser la place à la table du Seigneur: « Mais qu'il le comprenne ou non, vous n'avez pas le droit de lui refuser sa place, s'il n'est pas autrement disqualifié »76

Ces deux pensées sont toutes différentes de la question s'il faudrait recevoir un croyant pieux qui croit encore que « son groupe/église » est plus juste et désire ainsi pouvoir y demeurer : J.N. Darby enseignait de recevoir un tel croyant qui désire y demeurer 77 78. [Car ce désir est juste : Selon sa connaissance, il désire simplement pouvoir être partout où on se réunit selon la Parole de Dieu. C'est le désir de tout croyant pieux, c'est le désir de garder l'unité de l'Esprit 79.]

2.2 Déviation (2): Établir une unité plus étroite que celle de l'Esprit

Ce deuxième danger - établir une unité plus étroite que celle de l'Esprit - peut prendre plusieurs formes.

1. Quand il s'agit de recevoir un croyant individuel :

Recevoir uniquement des personnes en communion avec « nous », c'est pratiquement exiger d'être membres de « notre » corps 80.

Se réunir sur des principes – même s'ils sont plus scripturaires que ceux des « autres » – et refuser ceux qui, tout en étant pieux, ne peuvent pas accepter ces principes : C'est abandonner le principe de se rassembler comme membres de Christ qui marchent dans la piété et établir une secte 81 82 83.

Exiger la connaissance de certaines vérités 84, inclus celles de l'Assemblée, avant de recevoir un croyant pieux 85 86 87, par fausse prudence 88: Ce serait confondre deux choses fondamentalement distinctes : une erreur ecclésiastique, même réelle et grave, ne doit jamais être mis au même rang qu'une fausse doctrine concernant Christ 89 90 91. Cela revient à exalter l'Église de façon impie, une évidente excuse pour céder au sectarisme 92.

Aussi, ce serait renier l’unité du corps de refuser un croyant pieux qui estime son « système » ecclésiastique, même être plus juste et donc ne cherche pas à le quitter 93 94 mais désire y demeurer 95. Ce serait un principe mauvais et fondamental d’exiger de d’abord juger son ancienne position dans un système, c’est une manière sournoise de refaire une secte de ceux qui connaissent l’Assemblée 96.Au contraire, on aura à cœur qu’il puisse découvrir la vérité de l’Assemblée en son sein 97 98.

Ce serait également renier l’unité de refuser un croyant qui n’a pas coupé son lien avec un rassemblement duquel on a dû se séparer pour raisons ecclésiastiques (supposant qu’il vient en simplicité, n’étant pas un conducteur sectaire) 99.

De même, on ne pourrait refuser un croyant pieux qui s’est séparé lui-même pour des raisons sincères, mais peut-être erronées, d’un autre rassemblement au nom du Seigneur. Sa propre séparation n’est aucunement à mettre sur le même plan qu’une exclusion par une assemblée. Pour ne pas donner l’impression de cautionner un principe d’indépendance locale, on avertira l’autre rassemblement sur quelle base on a reçu ce croyant et on encouragera à ce que la communion puisse être retrouvée entre eux et ce croyant 100.

Plus généralement, il faut éviter d’exiger des critères contre la conscience de personnes pieuses 101. L’Assemblée n’a aucune autorité indépendante du Seigneur – du moment qu’elle établit un critère qui va plus loin que la Parole, elle prend la place du Seigneur 102.

2. Quand il s’agit de la communion avec un autre rassemblement de croyants :

Appeler des célébrations sectaires des tables des démons et agir envers eux sur cette base [1 Cor 10] est un « monstrueux non-sens » (J.N. Darby) 103 104.

Déclarer des frères et sœurs « dehors » a été inventée comme forme d’excommunication simplifiée pour se débarrasser de ceux qui troublent [quand on ne peut pas les exclure pour un mal moral/doctrinal]. C’est une invention n’ayant pas de base claire et positive dans la Parole 105. [W. Kelly écrit cela, car ce faux « déclarer dehors » vient d’avoir été appliqué premièrement à E. Cronin en 1879 et ensuite à lui-même et autres en 1882 par ParkStreet]

Faire pression pour faire accepter des actes de disciplines contestables et même faux ou appuyer des doctrines de façon exagérée. Des « législateurs ecclésiastiques » les imposent de façon abusive et incompatible avec garder l’unité de l’Esprit dans le lien de la paix 106.

Forcer à reconnaître un ou plusieurs rassemblements qui sont allés de l’avant en prenant une certaine position et qui se sont ainsi constitués en parti 107. Leur intolérance vis-à-vis des autres a pris l'initiative : et ils ont soit quitté, soit chassé dehors leurs frères – dont le seul désir est de demeurer réunis ensemble au nom du Seigneur – en les accusant de ‘béthesdaïsme’ [« neutre », « large », « indépendant » « hors du terrain de l’unité », etc] 108 109.

Dans ce même contexte : Faire d’une divergence locale un instrument de division universelle. Lorsqu'une question est soulevée avec pour sanction une dispersion mondiale des saints, tout croyant pieux doit avoir la conviction que l’épreuve vient de Dieu, selon sa Parole [c.à.d. une épreuve que Dieu permet parce qu’elle demande une séparation selon sa Parole, par ex. un mauvais docteur concernant la doctrine de Christ, selon 2 Jean]110.

2.3 Les causes de ces deux déviations

F.B. Hole avertit au sujet de trois causes de déviations qu’il observait déjà de son temps – et qui menaient systématiquement à des divisions :

  • Mettre l'application secondaire (ecclésiastique) de l'unité au premier plan – et en faire ainsi le grand terrain d'exclusion, plutôt que celui de la réception 111 112 : Vouloir plutôt garder « l’unité » entre « rassemblements » que garder l’unité de l’Esprit entre membres pieux du corps 113.
  • Supposer que de se réunir selon l'unité du corps de Christ confère un statut corporatif distinct de celui de l'église entière 114 (par ex. supposer qu’il existe un certain cercle de communion reconnu et défini entre certains « rassemblements » ou, « assemblées »).
  • Perdre de vue que la cène est l'expression de la communion chrétienne, et non sa cause, ou l'expression de « notre » communion dans un cercle restreint 115.

Au-delà, les causes suivantes ont été discernées :

  • Un manque d'affranchissement donne à la décision de garder l’unité de l’Esprit un aspect difficile voire dangereux : Ils [qui ne sont pas affranchis] ne sont pas prêts à rompre complètement avec le vain discours que la tradition a généré et reculent devant les conséquences que l'obéissance totale à la vérité doit entraîner. Le chemin paraît incertain, la parole semble difficile, et la foi qui suit le Seigneur à tout prix paraît contenir un danger 116 117.
  • Un manque de jugement de soi-même et de confession : Arrêter de constamment éprouver nos voies si nous gardons l'unité de l'Esprit en pratique et vérité 118 fait que des déviations initialement subtiles sont par la suite défendues comme étant le chemin original et la vérité 119.

3. Conséquences de garder (ou non) l’unité de l’Esprit

3.1 Conséquences de ne pas garder l'unité de l'Esprit : Communion sans joie et sans vie

Les conséquences de ne pas garder l’unité de l’Esprit deviennent visibles et se ressentent clairement :

Premièrement, la joie et la vie disparaissent de la communion vécue dans le rassemblement :

  • Il y a une contrainte et démoralisation d'accepter des principes sans conviction scripturaire 122. Il en résulte un acquiescement réticent sans joie 123.
  • Il en résulte une apparence de communion non vivante, mais morte - sans les caractères de l'Esprit 124. La communion est devenue une expression de différence d'avec ses frères 125.

Deuxièmement, cela a des conséquences morales chez les croyants impliqués

  • Il y a une destruction de la droiture morale chez ceux qui cherchent à taire la désapprobation du mouvement sectaire, soit par attachement aux conducteurs soit par désir de rester attaché au grand nombre qu’ils assimilent à l’unité 126.
  • Il y a aussi danger et peine pour ceux qui voient des exigences sectaires imposées à d'autres qui se joignent de l’extérieur 127.
  • D’autre part, on observe un encouragement des esprits les plus craintifs qui veulent 'tenir les rênes' 128.
  • Ceux qui sont le plus dans l'erreur ont tendance à parler le plus fort de ce qu’eux-mêmes mettent en danger ou annulent involontairement 129.
  • En même temps se retireront ceux qui désirent conduire dans la crainte et par la Parole 130.

Il en résulte un parti sectaire qui refuse l'humiliation et n'a pas besoin de l'écriture pour ses exigences 131.

3.2 Conséquences de garder l'unité de l'Esprit : Croissance et plus de trouble – mais sur un chemin selon Dieu

Les frères du 19ème ont fait l’expérience que quand ils marchaient en accord avec cette vérité de l'unité, ils augmentaient encore en nombre 132. Si nous marchons selon la vérité de l'Église, il faut aussi s’attendre à ce que l'adversaire essaye de créer du trouble 133.

Au-delà, on apprendra de manière douloureuse comme jamais ses propres fautes et les défauts des autres. Mais ces troubles ne prouvent pas qu’on est en dehors du ‘terrain de l’Église’, plutôt que l’on y est.

Donc, s’appliquer à garder l’unité de l’Esprit peut bien créer plus de « trouble » et exiger plus de soin pour traiter chaque cas particulier selon le principe de l’unité de tous les membres de Christ - que de faire des règles sectaires. Mais ce sera le chemin qui est de Dieu 134.

3.3 Attitudes nécessaires pour garder l'unité de l'Esprit

Considérons bien si nous nous appliquons à garder cette unité dans la paix : il ne s’agit pas en premier lieu d’intelligence, mais d’attitudes nécessaires chez ceux qui désirent garder l’unité de l’Esprit :

Humilité, Douceur, Longanimité, patience, Support mutuel, Amour 135

L’humilité c'est d'être soumis à la Parole du Seigneur, de juger et confesser des enseignements et pratiques erronés et de les abandonner pour revenir à la simplicité de la Parole du Seigneur 136.