Lettre (J.N. Darby, 1873) : Réception sous condition de pouvoir aller dans le mal à sa convenance ?

1873

Mon cher frère,

La question que vous posez quant à la réception est toujours pour moi délicate. En fait, il s'agit de concilier une saine discipline et une position entièrement hors du camp, ce qui est d'une importance croissante, et le fait d'éviter d'être une secte, ce à quoi je devrais m'appliquer très soigneusement.

Recevoir tous les membres du corps de Christ n'est pas caractéristique d'une secte, c'est clair, et c'est là le principe sur lequel je me rassemble ; mais il leur faut marcher avec soin et se soumettre à la discipline, et ne pas prétendre imposer des conditions à l'Eglise de Dieu.

Si donc ils venaient en posant comme condition la liberté d'aller ailleurs, je ne pourrais pas le tolérer parce que je sais que c'est mal, et l'Eglise de Dieu ne peut pas tolérer ce qui est mal. Si c'était de l'ignorance et qu'ils soient venus de bonne foi dans un esprit d'unité, à ce qui est le symbole de l'unité, je ne les rejetterais pas, parce qu'ils n'auraient pas effectivement rompu, mais je ne pourrais pas accepter ce qui ferait de nous une partie du camp, ni aucune sorte de prétention à aller des deux côtés, à être dedans et dehors. C’est également prétentieux et malhonnête ...

Mais je reçois quelqu'un qui vient en simplicité, avec une bonne conscience, pour réaliser la communion spirituelle, bien que de telles personnes n'aient peut-être pas encore une vue claire des choses sur le plan ecclésiastique ; mais l'assemblée est tenue d'exercer la discipline en ce qui les concerne et de connaître leur conduite et leur pureté de cœur lorsqu’ils viennent, à quel moment que ce soit. Ils ne peuvent pas entrer et sortir à leur guise, parce que la conscience de l'assemblée est engagée dans l'affaire, et qu'elle est responsable envers Dieu, et envers Celui à la table duquel ils sont. Le relâchement à cet égard est plus funeste maintenant que jamais.

Si quelqu'un dit pratiquement : « Je veux venir prendre place dans le corps de Christ quand cela me plaît, et aller dans des sectes et dans le mal quand cela me plaît à ma convenance ou à ma guise », ce n’est pas agir d'un cœur pur. C’est faire de sa propre volonté la règle de l'assemblée de Dieu et y soumettre l'assemblée ; il ne peut en être ainsi, c'est clairement mauvais.

Puissent la grâce du Seigneur et ses soins miséricordieux être avec vous tous.

Votre frère affectionné en Christ